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Higashi-Chayagai, le quartier des geishas

Le nom du quartier Higashi-Chayagai vient de sa localisation,  « higashi »  signifie  « l’est » en japonais, mais aussi de sa fonction sociale. En effet, vous êtes ici au coeur du quartier des « chaya », les traditionnelles maisons de thé nippones, dans lesquelles les geishas s’exerçaient à toutes les palettes de leur art afin de distraire la haute société de l’ère Edo.

Visiter ce quartier vaut bien une promesse : celle d’y faire ni plus ni moins qu’un saut dans le temps, celui des rues pavées, de ces entrées discrètes aux enseignes sculptées dans le bois vernis, ou encore de ces élégants réverbères régalant coins de rues et recoins d’intérieurs avec des fugaces jeux de lumières et des ombres fuyantes. Point ici de ces disgracieux poteaux électriques ou de ces néons criards qui enlaidissent si ordinairement les villes modernes sous toutes latitudes, Higashi-Chayagai se présente au visiteur comme une improbable photographie en sépia miraculeusement conservée, comme une relique d’un « monde flottant » aujourd’hui enseveli : tout ce à quoi ressemblaient les villes du Japon il y a plus de 150 années.

Forte de sa vocation de ville de garnison dans une société pacifiée, elle était en outre peuplée de hordes de samouraïs que les aléas de l’histoire avaient enjoint de troquer le service du sabre pour une existence consacrée à goûter les délices de l’art ou de l’oisiveté. Le quartier actuel, constitué aux alentours de 1820, s’organise en un dédale de ruelles étroites, articulé autour d’une allée centrale qui jadis alignait en rang les entrées principales des enseignes les plus réputées de la ville.

Combien de bousculades pressées entre geishas convoitées, marchands ambitieux et guerriers désoeuvrés poursuivant le fantôme de leurs gloires passées, ces étroites ruelles ont-elles pu connaître ? Il ne faut pas hésiter à se laisser entrainer dans ces venelles pour y retrouver l’atmosphère raffinée du Japon d’avant sa modernisation au diapason occidental.

 

Au gré des rues attenantes, on retrouve ici ou là les devantures caractéristiques d’anciens commerces de détail, comme celle du Higashi-Chaya Kyûkei-Kan, qui viennent nous rappeler que le quartier vivait alors en vase-clos, comme séparé du reste de la ville. Les japonais nomment « machiya » ces anciennes maisons urbaines entièrement construites en bois. Leur architecture présente quelques aspects remarquables comme les « kimusuko », larges panneaux en treillis masquant l’intérieur de l’établissement pour mieux préserver l’anonymat des invités. Construites sur deux étages elles affirment aussi leur rang de noblesse par ce privilège architectural rarissime durant l’ère Edo.

 

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